Critique - The American

Publié le par Tmnath

The American

par Anton Corbijn (2010)

 

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Ce n'est pas un film d'action.

C'est un film sur la solitude d'un homme.

C'est la première fois, je crois, que je vais voir un film sans m'être renseigné dessus. Je me disais que Clooney ne choisissait pas non plus des scénarios moisis avant de jouer, alors j'avais un peu espoir. Et puis j'ai vu le nom d'Anton Corbijn, réalisateur de Control, le film sur Ian Curtis. Et là, j'ai d'abord été surexcité puis impatient de voir ce qu'il avait à offrir. Son travail sur le groupe de Cold Wave me promettait une photographie intéressante et un sens de la réalisation passionné.

Ici on retrouve donc un homme dont on ne sait que peu de choses. J'ai lu l'accroche du film plus tard, et au final on en apprend plus avec celle-ci sur le héros que dans le film. Tout est dilué.
Dès le départ, superbe plan, paysage enneigé. Ça saute aux yeux, Corbijn prend son temps. C'est à partir de là que j'ai compris que l'action était secondaire. On entre dans l'intimité d'un couple retiré de tout. Lors d'une balade, Clooney se fait attaquer par un sniper, qu'il tue. Puis il abat froidement la femme avec qui il couchait.

Jack est un tueur à gage pourchassé par une bande de Suédois (quelle horreur). Mais Jack est surtout un solitaire. Il est hanté par son acte du début de film, car il sait qu'il ne peut s'attacher à qui que ce soit. Une fois en Italie, il tombe pourtant amoureux d'une belle prostituée Abruzienne (ma région d'origine tiens). Il va devoir choisir entre sa -dernière- mission, ou elle, tout en restant suffisamment paranoïaque pour survivre.

Le film ne multiplie pas les plans musclés, laissant Anton Corbijn filmer les fantastiques paysages de la région. Les séquences sur l'Italie dans la brume, l'Italie la nuit, transmettent l'amour de Corbijn pour la caméra.

Cette absence d'avancée significative dans l'histoire pourra en rebuter certains, qui évoqueront l'ennui. Et malgré tout, moi-même voyant qu'il se passait peu de choses, j'ai été porté par le film, guidé par un réalisateur qui a un style, qui laisse tourner la caméra et qui sait transmettre les sentiments.

En bonus vous avec même droit à un hommage à Sergio Leone et son fantasmagorique "Once upon a time in the west".

Une excellente surprise.

 

7 Pizzas / 10

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Publié dans Ciné

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