Critique - Taken

Publié le par Tmnath

Taken

par Pierre Morel (2008)

taken

 

Je suis fier. Fier de faire ma première critique ciné écrite sur ce film.

Le choix va sûrement diviser les foules (même si mes visiteurs s'apparentent plus à un mini-foule), je sais que ce film n'est pas apprécié par tous. Pourtant j'ai adoré. Comme à mon habitude j'ai pris grand soin de ne pas m'informer des diverses critiques avant, comme à mon habitude je l'ai fait après. J'ai été surpris de voir que le film a été descendu en flammes par la presse. Ah ah la presse. C'est presque une jouissance d'être en désaccord avec elle, étant tellement sûr de mon avis sur ce film que je me sens supérieur.

 

Nous sommes ici en présence d'un film d'action français "à l'américaine", si on tient vraiment à les considérer comme les inventeurs d'un genre. Pierre Morel nous sert sa première réalisation et dirige pour nous [Le Grand] Liam Neeson.

L'histoire est assez simple sur le fond : un père ex-agent secret qui essaie de rattraper le temps perdu avec sa fille. On multiplie les plans pour graver dans notre esprit l'attachement du père pour sa fille histoire que la suite fonctionne bien. La paranoïa de papa James Bond finit par porter ses fruits puisque sa douce et tendre se fait enlever par une bande de vilains pas beaux alors qu'elle était en pleines vacances à Paris. Qui dit film français dit ville française, et puis bon tant qu'à faire autant prendre Paris. Liam se met donc sur la trace des kidnappeurs à l'aide de tout son talent américain. L'affaire étant personnelle, il ne peut bien évidemment n'être aidé de (presque) personne. Une quête personnelle donc où le bonhomme va utiliser son ingéniosité à son paroxysme. Il remonte la piste au fur et à mesure plus efficacement qu'une recherche Google à l'aide d'interrogatoires musclés et de gunfight vite expédiés.

 

Taken ne dure (que) 90 min, il ne perd donc pas de temps. Il est vrai que la trame scénaristique ne laisse pas un million d'interprétations possibles, fort heureusement l'ex-Qui-Gon Jinn a du talent en réserve. Côté acteur c'est donc plutôt excellent. Là où le film fait fort et sans quoi il ne serait presque rien, c'est dans la fraicheur des situations. Vous qui êtes habitués à voir les mêmes ritournelles dans les films d'espionnage/action, prenez donc une claque. Un génie simple utilisant les lieux et les situations de façon brillantes. Comme quoi avec une voiture, un Pôle Emploi et un micro on remonte une piste. On peut aussi tirer dans l'épaule de la femme d'un ami pour le convaincre de façon plus crédible. Visiblement on n'arrête pas un père en quête de vendetta.

Les combats ne sont pas en reste. Ça part certes parfois dans la surenchère avec des dizaines de corps qui tombent, mais étrangement ça ne m'a pas choqué plus que ça. A croire que la réalisation rend ça crédible. Le film met un certain temps à se mettre en place jusqu'à ce que tout s'enclenche et que Liam Neeson, tel un ange de la mort déferle sur Paris.

 

          Un film efficace et puissant. Je ne lui en demandais ni plus ni moins. J'ai été agréablement surpris ; j'ai adoré.

Fier.

Publié dans Ciné

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